Zones bleues, le modèle de longévité

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Les zones bleues, endroits de la planète où la concentration de centenaires est la plus élevée au monde, interrogent les scientifiques. Mais quel est le secret de longévité et surtout de santé de ces communautés ?

On en compte 5 dans le monde, sur 4 continents différents : à Okinawa, au Japon, en Sardaigne, en Grèce, en Californie et au Costa Rica. Elles sont appelées les zones bleues parce que les chercheurs qui les ont étudiées avaient tout simplement dessiné des cercles bleus pour les situer sur leur carte. Non seulement les habitants de ces zones ont globalement une espérance de vie plus longue que la moyenne, mais ils sont surtout exceptionnellement préservés des maladies, comme les cancers et les maladies chroniques qui touchent généralement les seniors. Les scientifiques qui se penchent sur leurs modes de vie ont réussi à déceler les points communs qui pourraient expliquer la concentration de ces centenaires. Un mode de vie dont il serait urgent de s’inspirer.

Des modes de vies similaires. Dans les zones bleues, exit le régime carnivore avec viande à tout va. Ici, on ne mange quasi jamais de viande : une fois par semaine maximum, les habitants de ces zones consomment un peu de viande ou de poisson. Leur régime est composé d’aliments végétaux, souvent d’ailleurs cultivés directement dans leur jardin. Pas de pesticide, ni de perturbateurs endocriniens dans leur alimentation. Une autre constante dans leur façon de s’alimenter : le trop est l’ennemi du bien. A Okinawa, par exemple, on ne mange pas au-delà de 80 % du sentiment de satiété (vous ne couperez pas à la data, même dans votre assiette). Autres pistes explorées par les scientifiques sur l’explication de la longévité dans les zones bleues : une activité physique régulière (plutôt modérée qu’intense), pas de tabac, ni d’alcool. En sus, les zones bleues sont généralement préservées de la pollution.

De l’importance du lien social. Parallèlement à ce mode de vie très sain, duquel nous avons tous à apprendre, tous ces nonagénaires et ces centenaires ont pour point commun d’avoir maintenu un fort lien social. D’abord parce qu’il n’est pas de coutume dans ces zones du monde de vivre ailleurs que dans sa famille (entendre : à l’Ehpad). La plupart de ces seniors vivent encore avec leur famille et ont des liens très forts au sein de leur communauté. Ils ont aussi un sentiment de “purpose” : ils savent pourquoi ils sont là et ce à quoi ils servent (ne serait-ce qu’à leur rôle de pivot intergénérationnel). Comme toute marque, finalement, l’humain doit avoir le sentiment de savoir ce qu’il fabrique ici, sinon ... Il meurt.
Des zones qui semblent avoir compris avant tout le monde l’urgence du bien vieillir et surtout l’urgence de ralentir. Leur mode de vie en lui-même est une innovation : loin de la frénésie du monde, ces seniors exemplaires cherchent la sérénité et nous réapprennent à penser notre mode de vie. Et si la clé était dans leur simplicité ?